![]() Historique de la démarche de prise en charge À l'automne 2000, des enseignantes de la région constatent avec joie le début d'une grossesse. Certaines occupent des postes de travail qui peuvent mettre en danger leur santé ou celle de l'enfant à naître. Du jour au lendemain, celles-ci sont obligées de cesser leur emploi et ont recours au retrait préventif via la CSST. Chacune de leur côté, elles planifient avec enthousiasme leur grossesse et leurs congés de maternité et parental. Après s'être informées auprès de leur syndicat, des Centres des ressources humaines du Canada (CRHC) et de leur député fédéral, elles découvrent avec horreur une bien sombre réalité. C'est avec difficulté et suite à bien des revirements de situation qu'elles ont appris l'origine du phénomène qui les empêchera de demeurer auprès de leur nouveau-né un certain temps avant de retourner au travail. Une de ces futures mères, indignée par cette situation, a demandé à son syndicat que ses coordonnées personnelles soient transmises aux autres femmes victimes de cette même discrimination. C'est ainsi qu'une dizaine de femmes du milieu de l'enseignement se sont regroupées pour faire face à cette problématique. En décembre 2000, elles ont contacté la Ligue des droits et libertés (section Estrie) qui les a aiguillé vers le Mouvement des chômeurs et chômeuses de l'Estrie (MCCE). Dès la première rencontre, on sentait la détermination de ces femmes à porter ce dossier sur la place publique. Elles avaient déjà contacter plusieurs institutions gouvernementales et avaient rédigé une plainte à la Commission canadienne des droits de la personne. Cette plainte suit son cours et nous espérons que cette avenue portera fruit. Peu de temps après, les femmes ont décidé de se constituer en comité et de se joindre au MCCE. À ce moment, deux autres avenues ont été envisagées, la voie du juridique et celle du politique. De plus, nous avons décidé d'inviter d'autres organisations populaires et syndicales à se joindre à nous dans cette lutte. |